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Un prix Nobel plaide pour la préservation du Bassin du Congo
A la veille du très attendu sommet de Copenhague dont une certaine opinion donne le sentiment qu’il est surtout une affaire de grands pays, deux personnalités de haut rang en séjour au Cameroun, ont rappelé la place vitale de l’Afrique et de la sous-région Afrique centrale en particulier, dans les réponses que peuvent apporter le monde au problème environnemental. Paul Martin, ancien Premier ministre du Canada et Wangari Maathai, le prix Nobel de la paix 2007, étaient vendredi face à la presse afin de présenter le Fonds forestier du Bassin du Congo (CBFF), dont ils sont, par ailleurs, les présidents du conseil de direction. Mis en place par plusieurs bailleurs de fonds en juin 2008, à l’initiative des gouvernements britannique et norvégien, le CBFF se propose de venir en aide aux Etats pour la préservation de cette réserve forestière, notamment en soutenant les Ong et associations locales s’investissant dans le domaine. Lors de cette conférence de presse donnée en présence du ministre camerounais des Forêts et de la Faune (Minfof), les deux personnalités sont d’ailleurs revenues sur la descente qu’elles ont effectuée sur le terrain dans certaines localités de la Sanaga-Maritime, afin de voir justement les actions concrètes réalisées par certaines de ces structures. Mais surtout, sous forme de plaidoyer, les deux ambassadeurs sont revenus sur les enjeux qui entourent le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical humide dans le monde.
Selon les spécialistes, 20% des émissions de Co2 sont le fait de la dégradation des forêts tropicales, ce qui représente, devant la pollution automobile, la plus importante cause de dégradation climatique, a notamment révélé Paul Martin. Par ailleurs, avec sa capacité d’absorption de 500 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, le bassin du Congo joue un rôle vital dans la régulation climatique. D’où la nécessité de le préserver de l’action agricole, démographique ou industrielle qui pourrait réduire l’espace de cette barrière aux changements climatiques.
Les efforts du Cameroun, dans ce sens, sont déjà probants, a indiqué Elvis Ngolle Ngolle. Le Minfof a indiqué qu’une mission va sillonner l’ensemble du territoire en 2010 pour s’assurer de ce que tous ceux qui exploitent les forêts, soutiennent en contrepartie des programmes de reboisement. Pour l’heure, les exploitants forestiers contribuent pour seulement 5% au reboisement des espaces. Le Pr. Wangari Maathai a, pour sa part, insisté sur la nécessité de sensibiliser les populations riveraines de ces réserves forestières car si dans le problème du développement durable l’Afrique n’est pas vraiment impliquée dans les causes, elle fait indéniablement partie des solutions.
source:quotidienCameroonTribune du 30/11/09








