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Vers une exploitation du pétrole camerounais
Selon les termes de la convention, la première phase du projet vise à maximiser l’utilisation du pétrole brut produit au Cameroun ainsi que les produits dont le marché camerounais et régional est demandeur, à savoir le gazole et le kérosène.
A terme, l’installation de nouveaux équipements devrait permettre à la SONARA de passer d’une capacité annuelle de 2,1 millions à 3,5 millions de tonnes de pétrole.
L’or noir du pays, de type lourd, subit une décote par rapport au cours de référence. Ne disposant pas du plateau technique approprié, le Cameroun vend toute sa production à l’extérieur et doit importer différents types de pétrole brut pour sa propre consommation.
Grâce à la signature de 4 conventions de recherche (offshore et on shore) et de partage de production pétrolière intervenue l’année dernière avec des firmes internationales, le Cameroun a réactivé son option pour la manne pétrolière dans ses plans de développement.
Le pays a adopté, en décembre 1999, un Code pétrolier particulièrement incitatif et qui prévoit des assouplissements pour l’obtention de permis de recherche.
Il espère cette année des recettes pétrolières de l’ordre de 407 milliards FCFA, soit un apport de 3,7% du budget de l’Etat.
Le Cameroun a débuté l’exploration pétrolière en 1947 par l’entremise du Bureau français de recherches pétrolières.
Il est devenu pays producteur de pétrole en 1977, grâce à la production de sa première tonne d’huile dans le bassin du Rio del Rey.
Le pic de production atteint le niveau record de 186.000 barils/jour en 1985, avant d’amorcer le déclin dès l’année suivante.
En 2004, la production pétrolière du Cameroun était de 90.000 barils/jour et est passée à 85.000 barils/jour l’année suivante.
Depuis peu, les autorités se sont remises à rêver de la manne pétrolière à la faveur de la rétrocession par le Nigeria de la péninsule de Bakassi, réputée riche en pétrole et en produits halieutiques.
D’après une étude réalisée en 2003 par la Banque mondiale, « le pétrole présent dans cette zone maritime frontalière entre les deux pays, est de grande qualité, contrairement au pétrole lourd vendu par le Cameroun avec une grande décote ».
Des estimations faites par cette institution indiquent que cette région située dans le Golfe de Guinée, d’une superficie de quelque 1000 kilomètres carrés, « contient 10% des réserves mondiales de pétrole et de gaz et est une bonne zone pour la pêche ».
Au plan commercial interne, le gouvernement applique a opté pour « la vérité des prix des carburants », mais cette politique, qui fut à l’origine des émeutes de février 2008 à la suite d’un mouvement de grève des transporteurs, est régulièrement décriée par les consommateurs et les syndicats.
Source: APA








