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Deux journalistes détenus par les services du renseignement au Cameroun
Interpellés sans mandat d’amener, il leur serait reproché, selon des sources sures, de détenir un document « confidentiel » mais qui serait un faux, impliquant le secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR), Laurent Esso, dans une transaction financière ‘’douteuse’’.
Ce document, daté du 20 juin 2008, est une instruction donnée par M. Esso à l’administrateur-directeur général de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Adolphe Moudiki, de payer une commission globale de 1,342 milliard FCFA à MM. Dooh Collins, Antoine Bikoro Alo’o et Dayas Mounouné, respectivement consultant, directeurs généraux du Chantier naval et du Port autonome de Douala, la métropole économique.
Cette somme représente des « frais de commission » dans cadre de l’acquisition d’un bateau-hôtel par la SNH, dont le président du conseil d’administration est le SG/PR.
A des proches, Laurent Esso aurait affirmé n’être pas l’auteur de cette correspondance, qui serait un « grossier montage » destiné à le discréditer auprès du chef de l’Etat Paul Biya, dont il serait l’un des confidents.
En fin de semaine dernière, les directeurs de publication de Cameroun Express et Le Devoir, Bibi Ngota et Robert Mintsa, respectivement, avaient été interpellés par des éléments de la DGRE puis libérés au bout de quelques heures, dans le cadre de la même affaire. Consigne leur a été donné de ne pas ébruiter leur mésaventure.
Joint au téléphone brièvement par APA Bibi Ngota a indiqué avoir fait l’objet d’une filature et son téléphone mis sur écoute. Il a toutefois refusé de préciser l’endroit où il se cachait.
Samedi dernier, le domicile de Hervé Nko’o a été mis à sac par des hommes en civil venus visiblement dans le but de rechercher des documents importants que détiendrait le jeune journaliste.
Source: APA








