- PUBLICITE -
Vous êtes ici : Accueil
Accueil CamNet
L’égalité des sexes reste une vue de l’esprit au Cameroun, selon une élue
Interrogée par APA elle constate, au niveau spécifique du Parlement, et alors que la moyenne est de 6% à 41,5% des femmes dans le monde, une « courbe vacillante » au Cameroun de zéro femme lors des premiers élus en 1947 à l’Assemblée représentative du Cameroun (ARCAM), à 24 aujourd’hui, sur 180 sièges, soit, environ 7% de sièges occupées par la gent féminine.
« Cette situation est contrastante, au regard de la grande mobilisation et de la participation citoyenne dont font montre les femmes sur le terrain. »
En termes de blocages, souligne-t-elle, l’on ne saurait évoquer le manque numérique de candidates aux postes électifs au sein des formations politiques ou « d’aptitudes » ou de leadership requis en politique.
La différence, selon Mme Ndam Njoya, pourrait venir du mode de scrutin qui est celui de liste où les femmes sont placées la plupart du temps aux dernières loges.
Le problème financier constitue également un obstacle majeur, sans oublier des pratiques cultivées depuis des temps souvent immémoriaux, conduisant aux assises d’une culture acceptée où les femmes ont un rôle des plus limités.
« En l’absence d’une réelle politique qui doit se traduire par la mise sur pied d’un cadre législatif et de structures en faveur de la participation des femmes à la vie politique, elles seront toujours exposées à une exploitation électorale par les partis politiques, d’autant plus que d’après la loi électorale au Cameroun, les candidatures à la Représentation nationale ne sont acceptées qu’à travers des investitures au sein des partis politiques. »
C’est sur le terrain de la vie concrète de tous les jours, où l’on est appelé à agir en permanence, que l’on se rend compte que les seules lois ne suffisent pas, insiste Tomaïno Ndam Njoya.
Elle pointe aussi un déficit d’éducation politique, le manque de moyens matériels et infrastructurels.
En plus des frustrations, humiliations et injustices flagrantes dont sont victimes les femmes du fait des discriminations, les coûts de ces inégalités sont de plus en plus perceptibles sur les plans de la gouvernance, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, etc.
La député, membre de l’Union démocratique du Cameroun (UDC, opposition), souhaite ainsi la définition d’un cadre législatif national, favorable aux droits des femmes et conforme aux instruments régionaux et internationaux ratifiés par les Etats, la mise sur pied de mécanismes et de structures appropriées pour garantir l’égalité du genre.
Il s’agit, selon elle, de garantir au niveau de la Constitution l’égal accès aux mandats électifs, de veiller au suivi de l’application des législations avec des mécanismes et des structures appropriés, de développer les réseaux à tous les niveaux et la solidarité des femmes parlementaires au niveau régional et international.
Mme Ndam Njoya souhaite aussi voir asseoir et cultiver, dans les mentalités, des valeurs humaines et l’éthique consacrant l’égalité et la complémentarité entre la femme et l’homme, et faire émerger des valeurs religieuses et culturelles exaltant filles et garçons, hommes et femmes dans leur complémentarité.
Source: APA








